Donald Trump et le Bataclan



Donald Trump a pris l’exemple de la tuerie du Bataclan pour illustrer son point de vue sur le port d’armes. Il a affirmé que la présence dans la salle du Bataclan de personnes armées aurait permis de limiter le nombre de morts. En effet, les islamistes ont disposé de temps pour tuer leurs victimes les unes après les autres. Des citoyens ou des vigiles armés auraient pu empêcher ces islamistes de poursuivre le massacre.


La déclaration de Donald Trump a entrainé un communiqué du ministère des Affaires étrangères français : « La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect de la mémoire des victimes ». On ne comprend pas en quoi la mémoire des victimes est atteinte par les déclarations de Trump. Il ne s’est pas réjoui du nombre de victimes (130 morts) et il n’est pas resté indifférent à leur mort. Au contraire, Donald Trump propose une solution pour éviter un nouveau carnage.


On lui reproche d’avoir mimé l’exécution des victimes lors de son intervention « Viens là, boum ! ». Donald Trump a un style de communication qui tranche avec la fadeur de beaucoup de politiciens. On lui reproche aussi de défendre les intérêts de la National Rifle Association, un lobby qui défend le droit des citoyens américain à porter des armes. Cette défense n’est pas difficile car il s’agit d’un droit reconnu dans la Constitution américaine.


Personne n’a contesté les faits : les islamistes ont bénéficié de beaucoup de temps pour tuer leurs victimes. Certaines auraient même été torturées avant d’être achevées. Le gouvernement français se comporte comme une pleureuse indignée mais il ne propose rien pour éviter un nouveau bain de sang dans une salle de spectacle. Les fichés S radicalisés ne sont pas expulsés de France. Des islamistes se glissent dans les flux migratoires incessants à destination de l’Europe. Qui peut garantir qu’un tel drame ne puisse pas se reproduire ?


La lutte contre le terrorisme est un point faible de la politique gouvernementale. La réaction pathétique du quai d’Orsay trahit surtout un désir de minorer l’importance des attentats terroristes. On veut bien organiser chaque année une commémoration mais il n’est pas question de prendre des mesures efficaces pour empêcher la répétition de ce genre de spectacle !

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