Voeux pour 2018


Cher ami, chère amie gaulliste, cher adhérent ou sympathisant du RPF,

Lorsque le Général de Gaulle adressa son dernier discours aux Français, avant le référendum malheureux qui entraîna son départ en 1969, il rappela ce que celui-ci proposait : la création des régions et la modernisation par fusion du Sénat et du Conseil économique et social. Depuis, les régions ont été créées, mais le Sénat n'a pas été modernisé. Les départements ont été maintenus. Autrement dit, la réforme voulue par le fondateur de la Ve République a été réalisée, mais au profit des partis en multipliant les élus.


L'année 2017 aura été ambivalente pour le gaullisme. Le candidat qui s'en réclamait le plus, François Fillon, et que nous avons soutenu, a été éliminé dans des conditions bien suspectes. Mais malgré un scénario improbable voyant non seulement élire un nouveau venu, mais encore le mouvement, poussé comme un champignon pour le soutenir, conquérir la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, nous pouvons nous féliciter que les institutions créées par de Gaulle malgré d'inutiles et souvent néfastes modifications aient tenu superbement le choc.


Avec Macron, une certaine dignité de la fonction présidentielle a été restaurée, et sa volonté d'une présidence "jupitérienne" n'est pas pour déplaire à des gaullistes. Tout ceci prouve que le gaullisme est toujours, et peut-être plus que jamais d'actualité, puisque tant de politiciens s'en réclament ou s'y réfèrent. Là s'arrête notre satisfaction, pour trois raisons. La première réside dans l'évolution du "parti gaulliste" qui occupe les devants de la scène. Toujours compromis avec le centrisme au sein de LR, malgré les rodomontades de son nouveau Président, il est replié au Sénat : quel symbole ! Il se veut de droite mais n'accepte aucun compromis avec l'extrême-droite, en oubliant que l'extension de celle-ci a surtout pour cause la dérive puis la disparition du RPR. Une fois la fin tragique mais sans doute inévitable, dans les faits, non dans leur modalité, de l'Algérie française, il n'y a aucune raison pour que le gaullisme ne réunisse pas l'ensemble des patriotes démocrates.


La seconde raison repose sur la crainte justifiée du piège que nous tend le nouveau Chef de l'État. Si la forme parfois gaullienne du pouvoir peut nous séduire, il faut savoir que la politique menée est dans le fond aux antipodes du gaullisme. Ce n'est ni la jeunesse, ni l'inexpérience du nouveau venu qui doivent nous inquiéter. Après tout, le Général de Gaulle n'était pas non plus un élu, un politicien. Il l'était même beaucoup moins qu'une grenouille de cabinet sortie de l'ENA. Il s'était contenté de sauver l'honneur de la France et d'assurer son indépendance lors de la reconquête de sa liberté. Que M. Macron n'ait aucun titre comparable devrait l'inciter à plus de modestie lorsqu'il vise à noyer la France dans le bain européen où elle n'est plus le plus gros nageur, ni le plus rapide. De même, quelle que soit notre amitié pour les États-Unis, il est absurde de suivre une politique internationale atlantiste après l'effondrement du bloc soviétique. La France doit non seulement parler avec tout le monde, mais encore elle doit être capable d'adopter des positions réellement indépendantes, en Syrie par exemple, et plus globalement à l'égard de la Russie. Enfin sur le plan intérieur, il ne suffit pas de discours face à l'invasion migratoire qui menace notre identité. Les gaullistes n'acceptent pas que l'autorité de l'État soit quotidiennement bafouée dans de nombreux quartiers. Tendre à ce que la France ne soit plus la France en devenant un Land européen peuplé par n'importe qui est le contraire exact de l'idée que nous nous faisons de notre pays.


La troisième raison est plus profonde encore. Qui ne voit que la France est engagée dans un double processus de déclin et de décadence ? L'embellie économique actuelle n'est pas française, mais mondiale et européenne. Le gouvernement a choisi la facilité de l'impôt, et l'injustice de l'augmentation de la CSG, plutôt que le choix de la rigueur, ce choix que des gouvernements dénués de courage quand ils ne sont pas fous d'idéologie et de démagogie, ont reculé depuis des décennies. La dépense publique continue d'être un record mondial improductif qui délaisse des politiques essentielles en matière de défense, de justice ou de famille.


Le RPF sort d'une crise importante qui l'a obligé à gagner un procès contre un ancien secrétaire général. Il est désormais réorganisé et multiplie les actions communes avec des mouvements qui lui sont proches et complémentaires, comme La Droite Libre, que je préside également, l'Avant-Garde, le Siel, le CNI, le PCD, Debout La France etc. Plusieurs se sont déjà réunis au sein des "Amoureux de la France". Nous entendons participer à un vaste mouvement afin de restaurer une France intelligemment indépendante et conservatrice, c'est-à-dire capable de se moderniser tout en demeurant elle-même. Pour cela, nous devons participer aux prochains combats d'idées et aux futures campagnes électorales avec notamment la volonté d'avoir le plus grand nombre d'élus aux municipales de 2020. Plus que jamais, l'engagement de chacun est nécessaire !


Bonne année à vous, à votre famille. Bonne année à la France, et faisons aussi en sorte que l'année soit bonne pour notre mouvement !

Christian Vanneste, Député honoraire Président du Rassemblement Pour la France.

Daniel Lallemand, premier vice-président

Elisabeth Kojouchko, vice-présidente

Joël Rigolat, secrétaire général

Alain Pierre, trésorier

Jean-Luc Tari, trésorier de l’association de financement du RPF

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