Une victoire métapolitique des patriotes grâce à Éric Zemmour



Antonio Gramsci analysa au début du XXe siècle les conditions à remplir par un parti politique pour prendre le pouvoir. Il affirma que les discours des intellectuels imposant leur représentation de la réalité préparaient le terrain aux partis politiques. Une domination idéologique est ainsi un préalable indispensable aux victoires électorales. Une suprématie métapolitique précède toujours la conquête du pouvoir politique.


Les forces « progressistes » dans la foulée de mai 68 ont gagné la bataille culturelle. Des militants ont imposé leurs thématiques et leur vision moralisatrice à partir des années 70. Cette prédominance culturelle a permis une prise du pouvoir en 1981. Néanmoins cette propagande gauchiste repose sur un amoncellement de mensonges. Ainsi l’identification du fascisme avec « l’extrême-droite » est absurde quand on sait que Mussolini était membre du parti socialiste italien (PSI) avant la première guerre mondiale. L’assignation du fascisme à l’extrême-droite fut une invention de Lénine. Les bolcheviques demandèrent en 1920 aux partis socialistes européens de les aider à faire la révolution mondiale prolétarienne. Le socialiste Mussolini refusa de faire allégeance aux bolcheviques russes et il a fonda le parti fasciste en 1921. Mais il commit une abomination du point de vue léniniste. Mussolini s’allia avec l’ennemi de classe : la bourgeoisie. Il promit d’aider la bourgeoisie à préserver ses intérêts et il utilisa les milices fascistes pour empêcher les communistes de prendre le pouvoir. Le militant d’extrême-gauche Lénine positionna le fascisme à l’extrême-droite afin de le diaboliser.


Après la seconde guerre mondiale, Staline donna pour consigne aux communistes de traiter tous leurs opposants politiques de fascistes afin de provoquer une sidération et d’inhiber leurs critiques. D’autre part, le concept de « République » est un mot clé de la propagande. Il ne s’agit pas de la République française mais d’une république cosmopolite condamnant le racisme, le sexisme, l’homophobie, la xénophobie et l’islamophobie et promouvant le « vivre-ensemble ». Le cadavre d’Hitler est instrumentalisé pour pétrifier tous ceux qui oseraient contester cette idéologie sectaire. Les mondialistes ont l’habitude de traiter de fascistes, de lèpre populiste, de peste brune, de fainéants, d’illettrés, de cyniques, de Gaulois réfractaires ou de criminels contre l’humanité leurs opposants politiques.


Toutefois la campagne d’Éric Zemmour amène une lueur d’espoir dans ce paysage dévasté. Elle offre la possibilité aux patriotes de reprendre la domination culturelle. Une « humoriste » de France Inter a récemment ajouté une moustache hitlérienne sur une affiche d’Éric Zemmour. Cette initiative débile permet une contre-attaque. Comme Éric Zemmour est juif, on peut affirmer que cela rappelle les heures sombres de notre histoire. Faire la morale aux cosmopolites est un bon début. Ensuite, il faudrait que des intellectuels patriotes imposent un discours sur la nécessité de restaurer la souveraineté de la France et de préserver l’identité du peuple français.

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