Un prêtre tué par l’incendiaire de la cathédrale de Nantes



Dans un article publié le 24 juillet, j’écrivais au sujet de la remise en liberté d’Emmanuel Abayisenga : « A présent, il existe un risque de fuite hors de France pour échapper au procès. On a déjà vu un Carlos G. s’enfuir du Japon. De plus, la décision de libération fait courir le risque d’une éventuelle récidive ». J’étais en dessous de la réalité. Il a tué le prêtre qui l’hébergeait. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès. Le tueur est membre de la communauté Hutu. Son père a été exécuté pour avoir participé au massacre des Tutsi et son oncle purge une peine de prison à vie. Il a quitté son emploi de policier au Rwanda pour venir en France. Il est très probable que ce Rwandais souffre de troubles psychiatriques. Quand se produit un attentat islamiste, les médias parlent d’un « déséquilibré » pour minimiser le geste de l’assassin. Pour une fois, cette analyse semble pertinente.


Une autopsie du corps d’Olivier Maire, le prêtre de la communauté des Montfortains, a été réalisée. Selon les premiers éléments communiqués par le procureur de la République, la victime présentait six lésions sur la tête occasionnées par des coups violents. Une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte. Ce bilan est consternant. On se demande comment on peut tomber à ce niveau de défaillance de la politique sécuritaire en France. Trois décisions de justice avaient débouté du droit d’asile Emmanuel Abayisenga, dont deux ont été cassées par le tribunal administratif.


Il faut préciser que les prisonniers sont remis en liberté prématurément pour faire de la place dans les prisons. Les médias de propagande font l’apologie de ce laxisme institutionnalisé. Le programme de construction des prisons n’est pas mis en œuvre complètement. Les petites peines ne sont pas exécutées et elles sont souvent transformées en liberté avec des bracelets électroniques. Des remises de peine automatiques sont appliquées. L’objectif est de désengorger les prisons. Pourtant, la pandémie a été l’occasion de faire libérer de nombreux prisonniers afin d’éviter les contaminations. Ainsi les citoyens honnêtes ont été confinés tandis que des prisonniers étaient libérés au prétexte de la lutte contre le COVID-19. La Cour européenne des droits de l’Homme a décidé que les demandeurs d’asile dans l’attente d’une réponse à leur demande ne devaient pas être incarcérés. Les pays originaires des étrangers en situation irrégulière ne veulent pas toujours récupérés leurs ressortissants. Ils ne délivrent pas de laissez-passer consulaires. Les obligations de quitter le territoire français (OQTF) restent lettre morte. A quand le rétablissement en France d’une politique sécuritaire digne de ce nom ?

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