Le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne



Le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne a été formé. Il comporte 42 membres avec une stricte parité : 21 hommes et 21 femmes. Ce gouvernement comprend 16 ministres de plein droit (11 hommes et 5 femmes), 15 ministres délégués (9 hommes et 6 femmes) et 10 secrétaires d’État (1 homme et 9 femmes). La parité a été respectée mais on constate une surreprésentation des femmes dans la fonction de secrétaire d’État. Le respect de la parité est une exigence morale de la gauche américanisée. Elle s’applique au gouvernement français mais elle n’apporte aucune certitude d’efficacité. Ce gouvernement pléthorique pourrait être plus difficile à gérer pour Élisabeth Borne qu’un gouvernement restreint.


Les ministères régaliens sont essentiellement occupés par des hommes expérimentés :

- Bruno Le Maire : ministre de l’Économie, des Finances et la Souveraineté industrielle et numérique ;

- Gérald Darmanin : ministre de l’Intérieur et des Outre-mer ;

- Éric Dupont-Moretti : ministre de la Justice et garde des Sceaux ;

- Sébastien Lecornu : ministre des Armées ;

- Catherine Colonna : ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;

- Olivier Dussopt : ministre du Travail, du plein emploi et de l’insertion ;

- Pap Ndiaye : ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse.


L’intitulé du ministère de Catherine Colonna fait ressortir que l’Union européenne ne relève pas des affaires étrangères. Il est exact que la soumission de la France à la commission de Bruxelles est de plus en plus évidente. Damien Abad (solidarité et personnes handicapées), visé par une enquête pour tentative de viols, est remercié. Par contre Marlène Schiappa entre dans le gouvernement en charge de l’Économie sociale et solidaire et de la vie associative.


Élisabeth Borne a présenté devant les députés la politique générale du nouveau gouvernement. Elle a proposée de « bâtir ensemble » les solutions aux défis des prix de l’énergie et du climat. Élisabeth Borne souhaite réaliser des « majorités de projet ». Cette ouverture d’esprit est indispensable car elle ne dispose pas d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Elle a évoqué la réforme des retraites qui n’est « pas ficelée » mais « indispensable ». Elle souhaite aussi favoriser une « révolution écologique » qui se concrétisera par une vaste concertation en vue d’une loi d’orientation énergie-climat. Élisabeth Borne a aussi annoncé la nationalisation à 100% d’EDF afin de renforcer sa capacité à mener des projets ambitieux pour notre avenir énergétique.


Élisabeth Borne n’a pas engagé sa responsabilité par un vote de confiance. Ce dernier n’est pas obligatoire. Mais cette retenue prouve qu’Élisabeth Borne n’a pas rallié les députés Les Républicains. Il est probable que les négociations avec ces députés sont en cours. Ils pourraient voter les lois au cas par cas.

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