Bonne année à la France !

Comme toujours, le Rassemblement Pour la France souhaite une très bonne année à la France en ce début de 2021. Le gaullisme n'est pas un accident de l'histoire, mais l'expression d'une volonté politique qui transcende le temps au moins depuis Bouvines, celle de préserver notre pays de la soumission, et de sauvegarder la puissance créatrice du peuple français. Le Général de Gaulle a incarné notre nation en 1940 face à un Etat vassal de l'Allemagne nazie. Plus tard, il a restauré son indépendance, rétabli des institutions qui ont montré leur efficacité durant des décennies, et redonné à notre pays un prestige international presque inespéré. Être gaulliste ne consiste pas à vénérer la personne du Général. Comme tous les responsables politiques qui ont eu le courage d'affronter la réalité, il a commis des erreurs. On peut comprendre l'hostilité que les rapatriés d'Afrique du Nord et leurs descendants lui vouent en raison de sa politique "algérienne". Qui pourrait cependant imaginer que la France pût garder l'Algérie comme une partie d'elle-même et sa population comme une part de la nation française, alors que l'assimilation des immigrés qui en proviennent apparaît de plus en plus comme un échec ? Néanmoins, la manière dont les choses se sont passées ne peut être inscrite dans le bilan positif du gaullisme. C'est pourquoi celui-ci ne doit en aucun cas être confondu avec une religion réunissant des adeptes dans le souvenir d'un héros de légende. C'est une erreur de rattacher le gaullisme au bonapartisme, c'est-à-dire au culte de l'homme providentiel. La "providence" en l'occurrence s'est traduite par Sedan en souvenir de Waterloo.


Le gaullisme a d'autres racines et d'autres modèles. C'est avant tout l'espoir invaincu de rétablir la France dans sa puissance et sa dignité alors que le déclin la menace. De nombreux rois de France ont été les instruments de ces rétablissements. Richelieu représente assez bien l'homme politique qui a donné sa vie à cette mission. N'ayons pas peur des mots, le gaullisme est un nationalisme, une pensée et une action politiques qui placent au premier rang des priorités "l'intérêt supérieur de la patrie", l'intérêt de la nation française, le bien commun de son peuple. Les idéologies internationales, les préférences partisanes, l'individualisme hédoniste qu'exploitent les intérêts privés n'y ont pas leur place. Mais le gaullisme est un nationalisme ouvert, ouvert justement aux autres nations, vues comme des partenaires riches de leurs identités distinctes en premier lieu, comme des concurrents aussi, et parfois seulement comme des ennemis qu'il faut affronter avec lucidité. La France ne peut se résumer à un message universel dans lequel elle se diluerait. Elle est une réalité charnelle et spirituelle, en un mot une culture inscrite dans la civilisation occidentale, indo-européenne, gréco-latine et chrétienne. Elle possède une identité qui n'est nullement un conglomérat venu de partout et n'allant nulle part. C'est pourquoi ceux qui la dirigent doivent préserver, ou plutôt restaurer sa souveraineté. L'image d'un "président" parlant devant un drapeau américain tandis que les médias s'ingénient à transposer la société américaine et ses problèmes dans notre pays est une aberration.


La peur ne peut être le moteur d'un pouvoir démocratique. Elle est le moyen d'ôter aux peuples la volonté d'affronter les vrais périls. L'épidémie qui sature l'information passera. On aurait préféré que, pour l'endiguer, le gouvernement que subissent les Français fasse preuve de cohérence et de véracité. Sa gestion désastreuse témoigne de l'urgence qu'il quitte le pouvoir. On peut regretter que la France n'ait pu être en pointe dans cette crise au début de laquelle elle s'est montrée incapable de fabriquer des masques. Elle n'est pas non plus maintenant parmi les pays qui ont produit des vaccins, et semble en difficulté quant à la stratégie vaccinale. L'obsession climatique, autre peur privilégiée, est un leurre sans rapport avec la taille, et la réalité économique et énergétique de notre pays. La seule crainte qui doit nous animer est celle de l'affaiblissement, voire de la disparition de notre nation. La priorité, c'est donc la reconquête d'une plus grande autonomie face à l'immigration comme à la désindustrialisation. Le Royaume-Uni vient de montrer l'exemple en transformant l'essai du Brexit. La coopération européenne est nécessaire mais le monstre technocratique de Bruxelles asphyxie les nations européennes. L'effort à fournir est gigantesque : il faut inverser des décennies de déclin économique et de décadence morale qui ont anéanti la volonté politique. Être gaulliste aujourd'hui, c'est vouloir dans notre pays accomplir cette indispensable révolution conservatrice destinée à la fois à rétablir les fondements de notre société, à redonner à la liberté sa dimension responsable, et par-dessus tout à garantir l'avenir de la Nation.


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