Les banlieues en feu : l’échec de la politique de la ville

16/11/2019

 

Le premier ministre semble découvrir un problème après l’incendie d’un cirque à Chanteloup-les-Vignes. Néanmoins il minimise l’ampleur du problème en parlant « d’une petite bande d’imbéciles ». Si quelques imbéciles sont la cause de l’incendie, il suffirait de les mettre en prison pour régler le problème. En réalité, certains quartiers sont en cours de sécession : incendies volontaires de poubelles, agressions contre des pompiers, guet-apens contre des policiers et incendies de voitures et d’écoles. La situation dégénère malgré tous les efforts financiers consentis par l’État français.

 

Dans les années 90, l’État a mis en place une politique de la ville : elle visait un objectif de mixité sociale et elle devait permettre de favoriser l’insertion professionnelle, sociale et culturelle des populations résidant dans les zones urbaines sensibles (151 ZUS recensées). Des plans ambitieux ont ainsi été mis en œuvre pour rénover les logements et réduire la fracture sociale. Le coût de la politique de la ville est rarement calculé et peu diffusé .Cette politique aurait couté 50 milliards de 1990 à 2002. Le plan Borloo 2003-2011  prévoyait un investissement de 40 milliards pour 165 quartiers. On peut donc chiffrer le coût de la politique de la ville à environ 90 milliards d’euros sur 20 ans. Et ça continue !

 

Jean-Louis Borloo a proposé en 2018 un nouveau plan banlieue de 48 milliards d’euros ; qui a été rejeté par Emmanuel Macron. Mais celui-ci vient de proposer de ne plus respecter le seuil de 3% de déficit public par rapport au PIB pour continuer d’arroser les banlieues ; et en même temps distribuer des pourboires aux zones périphériques. Cette dénomination montre  bien que la ruralité et les petites villes de province sont secondaires par rapport aux banlieues. On rénove les immeubles des quartiers sensibles mais on laisse tomber les petites villes et les campagnes. Les gilets jaunes ont bien raison de se sentir abandonnés par l’État.

 

Toutefois cet abandon est volontaire. L’oligarchie au pouvoir se complait depuis des décennies dans une idolâtrie envers les nouveaux arrivants car ils seraient indispensables pour atteindre le « paradis » multiculturel. Néanmoins  le constat est consternant après des décennies de dépenses afin de créer un cadre de vie propice au « vivre ensemble ». On ferme les yeux sur les trafics et la « petite » délinquance pour acheter la paix sociale. Mais le résultat est lamentable : on arrose les banlieues et il y pousse des caïds et des racailles !

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