La politique de la ville : une vile politique

19/05/2018

 

Jean-Louis Borloo fait à nouveau parler de lui. Il  propose une relance de la politique de la ville. Celle-ci concerne les « quartiers sensibles ». Les banlieues à forte population immigrée concentrent un fort taux de chômage  et de délinquance. L’objectif de la politique de la ville est de lutter contre  ces problèmes. Des plans ambitieux ont été mis en œuvre par le passé pour rénover les logements et réduire la fracture sociale. Le plan Borloo de 2003 prévoyait déjà un investissement de 40 milliards pour 165 quartiers. Cette initiative n’était pas une première à l’époque. Cette politique avait déjà coutée 50 milliards de 1989 à 2002. On peut donc chiffrer le coût de la politique de la ville à 90 milliards d’euros.

 

Jean-louis Borloo ressort des vieilles recettes qui ne marchent pas. La Cour des comptes dénonçait dans un rapport de 2002 les subventions accordées dans le cadre de la politique de la ville à 15 000 associations. Ce rapport précisait que « les accords locaux se caractérisent le plus souvent par l’absence de définition opérationnelle des objectifs qu’ils poursuivent, une formulation imprécise des orientations stratégiques retenues et des résultats attendus peu explicités ». Certaines associations sont financées alors qu’elles ont des activités mal définies et  peu contrôlées par les municipalités. On peut supposer que ces subventions servent  à fidéliser une clientèle électorale et à acheter la paix sociale.

 

Après des décennies d’arrosage budgétaire afin de créer un cadre de vie plus propice au « vivre ensemble », le constat est préoccupant. Les trafics ne sont pas endigués. Les représentants de l’État comme les policiers et les pompiers sont régulièrement caillassés. Les revendications communautaires n’ont pas disparu. Une partie de la population a quitté ces quartiers pour échapper à la loi des bandes et à la délinquance. Pendant que des milliards sont déversés dans les banlieues, les zones rurales et les villes de province sont oubliées. On rénove les immeubles des banlieues mais on laisse tomber en ruine les églises de nos campagnes. On engraisse les racailles mais on abandonne les honnêtes gens à leur sort. Jean-Louis Borloo ferait mieux de se faire oublier et le gouvernement actuel ferait mieux d’arrêter cette politique de la ville qui est en réalité une vile politique !

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