LA TURQUIE DANS L’EUROPE ? L’HISTOIRE DIT NON !

24/05/2016

 

ll y a deux manières d’envisager la question des frontières européennes: celle des forces qui, de l’extérieur , ont exercé une poussée sur l’Europe , et celle qui,à partir de l’intérieur, a exercé une poussée vers ce qui n’est pas l’Europe. C’est évidemment cette dernière qu’il faut retenir.

 

Sa première figure est représentée par l’empire de Charlemagne. C’est encore aujourd’hui le coeur de l’Europe; c’est « l’empire d’occident», dont on sait que déjà il guerroyait contre l’invasion musulmane au sud des Pyrénées, car l’essence de l’empire carolingien, c’est le Christianisme dans sa version latine , et qui persistera ,car certes le christianisme avait été balayé par les grandes invasions barbares mais il s’est rétabli sous l’influence de grands évêques.

 

Puis, ce Christianisme civilisateur s’étend vers l’est, réalisant la diffusion de technologies diverses ( textile, labours et techniques agricoles, architecture..... ). La population s’accroît  notablement. Il existe encore des institutions que l’on peut qualifier de «paneuropéennes «: l’Eglise, l’usage du latin comme langue commune , le développement des universités, du système féodal.Ce dernier système n’existe nullement en pays musulman.

 

L’unité européenne se manifeste par l’art gothique...qui caractérise l’Europe des 25. Au delà, c’est l’art byzantin et musulman.

 

Les grands conflits caractérisent aussi l’unité européenne : conflit entre l’Eglise et le pouvoir politique d’une part, entre l’empire et les états nationaux d’autre part. Aujourd’hui encore et précisément le conflit se fait jour entre les états et l’empire de Bruxelles.

 

Mais, revenant au XVII ème siècle, on constate que l’Europe est une zone de dynamisme par rapport au monde musulman, les classes sociales supérieures qualifient leurs moeurs qui ont tendance à s’unifier « d’européennes». L’Europe, a comme frontière orientale la ligne qui sépare la Pologne et le Saint Empire Germanique de l’Empire Ottoman.

 

Car le monde turc a longtemps été à juste titre la hantise de l’Europe. Il faut se rappeler que la Hongrie passa pendant un siècle sous domination ottomane. En 1529, l’Autriche faillit subir le même sort. N’oublions pas Lépante (1571), n’oublions pas Vienne (1683) Plus récemment et jusqu’en 1922,les Alliés et les Grecs en firent la douloureuse expérience.

 

Le danger est que la Turquie dispose d’une excellente diplomatie qui a su diviser les Européens et tromper en jouant à l’homme malade.C’est ainsi qu’elle a pu conserver sa partie européenne.

 

Elle a su s’insinuer dans les concerts européens successifs et diviser. C’est encore le cas aujourd’hui.Malgré cela, le monde turc n’a jamais été considéré comme européen. Il ne l’est pas puisqu’étranger à toutes les expériences du monde européen. Il ne l’est ni par sa religion,ni par son droit, ni par ses moeurs. La révolution jeune turque était nationaliste . On cite la période kémaliste , mais avec Erdogan à la tête du  pays la tendance est à nouveau ottomane et musulmane. En outre la panturkisme en direction de l’Asie Centrale est une réalité.

 

Il apparaît  de par l’Histoire que la Turquie n’est pas - et n’a jamais été européenne -

 

A la Turquie dans l’Europe, l’Histoire dit NON.

 

 

Daniel LALLEMANT

Secrétaire National aux Affaires Européennes du RPF

 

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