Éducation Nationale ou Instruction Publique ?

26/02/2016

 

S'il est une chose qui m'agace, entre autres, c'est d'entendre certains parler de l'école.


L’Éducation nationale est régulièrement au centre des discussions, et les commentaires entendus pourraient prêter à sourire si la situation n'était pas aussi dramatique. Pour moi l'école c'est savoir, comprendre, connaître. D'abord savoir lire, écrire, compter, ce qui me semble être un minimum pour démarrer dans la vie. Comprendre et analyser les textes des grands écrivains est un plus. Et comment vivre dans son pays sans en connaître la géographie et l'histoire, et pourquoi pas celle des pays étrangers voisins ou plus éloignés.


Certes l'école demande un minimum d'organisation, condition sine qua non pour la réussite des élèves, avec des dirigeants compétents à tous les postes, que ce soit le ministre ou les recteurs, inspecteurs d’académies, etc. Ce ne devrait pas être, en principe, difficile, l’ensemble des intervenants ayant à cœur la réussite de tous, mais hélas les résultats attendus ne sont pas là.


Ma grand-mère, institutrice à l'ancienne dans un village de Normandie, faisait la classe à environ une cinquantaine d'élèves répartis dans le CM1, CM2 et la classe de fin d'études qui aboutissait au CEP. Elle n'a jamais eu un recalé au diplôme. Il faut dire qu'elle ne  comptait pas ses heures. Lorsqu'un chahut se produisait les coupables étaient sanctionnés. La punition : savoir pour le lendemain 3 départements avec préfecture, sous-préfectures, fleuves et affluents traversés. Un bon moyen de sortir de l'école en connaissant bien la géographie de la France.


En date du 20 février 2016 je vois dans mon journal quotidien le titre "6000 jours de classe non remplacés". L'article nous précise que 57 départements sont concernés et qu'avec 10 000 nous serions proches de la vérité. D'après le syndicat SNUipp-FSU il manque 1731 remplaçants et ce, malgré la création de 35 000 postes depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.


Je crois qu'il est bon de rappeler au représentant du ou des syndicats quelques chiffres qui ne font pas l'objet d'une grande diffusion par les journalistes à l'éthique irréprochable pour la plupart, cela va s'en dire. Ces chiffres émanent soit de l'INSEE soit du ministère, et sont incontestables et d’ailleurs pas contestés, simplement un peu oubliés ou méconnus. (chiffres 2013)



- 1 252 367 personnels émargent au budget du ministère de l’Éducation nationale.
- 911 032 enseignants et  341 335 non enseignants payés par le ministère.
- 37664 figurent dans la colonne "dépense du personnel" sans que l'on sache ce qu'ils font et leur affectation. Étonnant non ?

- 30 000 servent d'agents électoraux du parti socialiste et dirigent les syndicats d'enseignants.


Il y a aujourd'hui (chiffre 2014) 459 600 élèves de moins qu'en 1991, mais il y a 247 000 enseignants en plus. Surprenant, non ?


Didier Migaud, Président de la Cour des comptes, que l'on ne peut pas qualifier d'abominable droitier, a remis à l'époque à Vincent Peillon un rapport sur l'école en précisant bien qu'il n'était nullement besoin de créer 60 000 postes supplémentaires mais qu'il fallait une meilleure répartition des enseignants dans les académies. Nous avons vu par la suite comment les responsables de l'école ont suivis les conseils éclairés du Président de la Cour des comptes. Cherchez l'erreur.


Certains essaient de trouver des solutions, d'autres ne semblent  pas prêts à se départir  de leurs dogmes et de leurs idéologies. Par confort ou par bêtise ?

 

Jacques

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