La France en grève, la France qui crève...


Grèves des fonctionnaires, des taxis, des agriculteurs, visiblement si la volonté de certains élus est palpable, les données « MacronEconomiques » démontrent, globalement, que la France prend du retard. Il ne s'agit pas d'Uberiser la société, mais bien de la mettre dans son temps, de l'adapter au monde qui l'entoure. Si les réformes économiques sont impératives, c'est d'abord au marché du travail qu'il faut s’intéresser. Car c'est le travail qui crée la richesse. C'est bien, anthropologiquement, à partir de cette donnée que les sociétés les plus évoluées se sont développées. Le Général de Gaulle, dans ses prises de positions clairvoyantes, avait compris le sens des rouages sociaux-économiques. Passé ce temps, les résultats des politiques, qu’elles quelles soient, depuis les trente glorieuses sont égaux à zéro. Tant d’argent brûlé pour le seul fondement des prises de pouvoir d’un parti politique ou d’un autre, de blanc bonnet ou de bonnet blanc.

Autant le commerce s’est libéralisé au niveau mondial et surtout au niveau européen en ce qui nous concerne depuis la C.E.E, autant, le marché du travail s’est refermé sur lui même. D’un coté, un gigantesque village mondial où les échanges sont simples. De l’autre des politiques publiques de l’emploi clientélistes, sans fondement réel puisque la pire des libertés et de ne pas avoir le choix. Ne pas avoir le choix pour un employeur d’adapter sa masse salariale au gré de la conjoncture, l’induit à ne prendre aucun risque. Rendre le marché du travail inflexible, c’est s’assurer de son absence de réactivité. L’entreprise anticipera une probable conjoncture négative plusieurs mois à l’avance. Elle licenciera ou bloquera les embauches dans l’attente du retour à l’optimisme. La rigidité des textes a pour conséquence des mouvements d’anticipation qui plongent l’économie dans la récession, voir probablement prochainement dans la dépression.


Les politiques publiques de l’emploi sont en cause. Aucun depuis trente ans n’a eu le courage de prendre le problème à bras le corps. L'on constate une constante. La courbe du chômage et celle de la dépense publique forme des parallèles qui montent en suivant le même degré. Par clientélisme les hommes politiques, sous le couvert du vocable « solidarité », ont mis en œuvre des politiques d’assistanat plutôt que d’assurer la rotation de la main d’œuvre. Cette solidarité ne doit être que brève et les pouvoirs publics devraient être astreints à une obligation de résultat sur le placement du candidat à l’emploi.


L’ineptie, la boule de pus du marché de l’emploi, outre la rigidité des textes, est bien « Pôle emploi ». « L'administration des chômeurs » n’a plus aucun rôle et se borne à des constats de situations. Le marché de l’emploi a besoin de « l’out-placement » et d’une politique agressive.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette rigidité des textes freine aussi le développement des salariés les plus prometteurs et les plus ambitieux. Empêcher ou freiner un licenciement c’est aussi confiner l’entreprise dans un objectif de développement limité. Par empêchement ou limitation, elle ne peut pas libérer un poste et le pourvoir par un candidat plus compétent qu’il soit demandeur d’emploi ou non.


L’emploi dans les entreprises privées se fonctionnarise par crainte des juges et de la complexité des textes du Code du Travail. Nul n’est censé ignorer la loi. Chiche, interrogeons nos élus ! Nous avons une représentation nationale moyenâgeuse qui a pour conséquence de maintenir l’entreprise et les salariés dans un esprit 19 ème. Le marché du travail plonge. Il sombre. Parallèlement le nombre d’indépendants croît. Alors que l'emploi indépendant va dépasser le salariat aux États-Unis nous continuons à écraser les créateurs de richesses. Il n’y a donc pas moins d’actifs. Il y a une mutation sociologique et un changement dans la façon de travailler. La société devance les textes. Il nous faut des candidats politiques courageux qui osent et qui puissent enfin reformer comme il se doit le marché du travail et le monde économique.


Pascal

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